L'homme écrivit pour la belle un lai d'abandon. Le côté de l'ombre resterait tabou. La guerre ne lui aurait pas fait trahir leurs intimités. Tel un totem elle vénéra fidèle la fierté du donjon. Le clavecin mêla ses notes aux aromates oubliées. La route des Indes prit le pas sur le quotidien grimé.
atelier noir
Leurs larmes
Par Lutine Faramine le lundi, septembre 10 2007, 23:26
Leurs larmes s'avachissaient sur les disques rayés. Des fleurs se fanaient entre les pages des livres uniques. L'ennui gagnait le soleil des paupières. La notice résumait vilainement les codes à retenir après la blessure. Sur la route elles cueillaient le lilas mauve . Pour entrer dans la ronde de l'emploi du temps ébréché, il leur fallait feindre l'allégresse. Leur museau de belette protégée se tournait vers les vapeurs du passé en train de se distiller. Seule la terreur étreignait leur folie. Leur chevelure s'égouttait dans le tonneau des drames.
mardi, août 28 2007
Du même tonneau
Par Lutine Faramine le mardi, août 28 2007, 10:56

Gilles de Retz et Diogène du même tonneau ?
Cynique et satanique
merveilleuse alchimie des maux
L'un dévoré par une truie , l'autre par les chiens
dévoration dépossession même fermentation
on n'avance pas ainsi contre l'ordre établi
dominant par l'or ou les répliques
on roule un jour dans la barrique
des légendes
Abel Tiffauges n'avait pas rincé le tonneau quand je suis passée au château
Moi Faramine je grimpe tristement sur votre dos
Vous faire tâter le poids des mots
Il n'y a pas de hasard
mardi, août 21 2007
Rétréci
Par Lutine Faramine le mardi, août 21 2007, 12:32
Mon coeur s'est rétréci au lavage de cerveau
Promenons nous dans les bois ma mignonnette
Il est l'heure désormais de la quotidienne dosette
Demandez le programme prix réduits pour les intimes
Mon corps s'est ramolli à l'essorage de coeur
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