Faramine

textes ou non textes endormis ou réveillés nés de pratiques ou expériences en ateliers virtuels ou réels

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mercredi, novembre 21 2007

Maintenant tu es à La Rochelle

Maintenant tu es à La Rochelle une page se tourne

Bizarre les pages comment ça te déménage

Tu apprends

Maintenant il y a ce tout petit

Lien


Dont tu ne fais rien


Il n’y a pas de lien qui t’emprisonne toi

Un petit brin de désordre dans un espace où tu reviens

Sang

Maintenant tu es à La Rochelle il pleuviote juste un peu

Toujours des bateaux pas les mêmes bateaux

Toujours des tours les mêmes

Et toi le même cœur qui irrigue

Ton désir

Une porte s’ouvre

Fenêtre ouverte

Qu’est-ce que tu regardes donc depuis ce long couloir

Personne ne te volera cette belle histoire

Désordre


Le doux secret que tu n’oserais pas même te révéler

Maintenant tu es à La Rochelle pour un autre voyage


Maintenant tu es à La Rochelle tu sais comment ça fait.

Il y a des musiques de soleil que tu entends d’un peu plus

Loin

2007_07_07_graff.jpg

dimanche, octobre 7 2007

lumière d'automne

orage qui rétracte les fils éclair blanc intermittent pas de spectacle ce soir la rose a perdu sa tige noire coeur rétréci au lavage les kilos de mûres attendent l'été prochain le sac de sucre cristal pleure dans son coin un autre coin à mûres vite il pleure dans mon pot ah t'es debout pour ça impatiente j'en suis l'angle mort comme tu dis je l'ai oublié celui-là le fumet de cheminée 9h01 lumière d'automne odeur de pluie la route redevient il faut partir c'est l’heure

le temps des vignes

des récoltes futures de la fermentation des pluies qui s'annoncent et

de la bouteille de lait renversée tout là haut dans le frigidaire

oh tant de douceur et le calme me fait reine m'adonne à la langueur un pied dedans l'arène feuilles blotties contre les pierres

dimanche, septembre 23 2007

Baobab automnal

Les enfants vêtus cueillent les colchiques filles de leurs filles Qui battent le gardien du troupeau

Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automne

y paissant
s'empoisonnent
de lilas
cette fleur-la
cet automne
s'empoisonne
avec fracas
l'harmonica
comme des mères
de tes paupières
au vent dément

doucement

abandonnent

Fataliste

Le renard avait le museau d'un fataliste.
Chez les matinaux, des souris et des hommes veillaient.
L'inconnu à la rose blanche sillonnait l'archipel en gueulant ses fictions illisibles.
"D'ailleurs la guerre a détruit mon château. Et depuis ma terre je célèbre la naissance des fantômes. "
De chaque côté un os saillait. Tel un cap réservé aux ébats de sa majesté des mouches. La nuit avait caressé l'été. Sur la route de Madison point de lettres.

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