Faramine

textes ou non textes endormis ou réveillés nés de pratiques ou expériences en ateliers virtuels ou réels

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mardi, novembre 20 2007

Latence laitance

Dimanche 11novembre Latence des lectures attente de l’exercice prochain cris l’océan d’automne le jardins avec le fil à linge le linge gelé le poulailler

la tristesse est une habitude continuons notre lenteur

Une belle soirée d’été avec l’attente d’un rayon vert

Il faut maîtriser l’agressivité les lames il y autant d’émotions conteuses et peut-être autant de fantaisies dans ces histoires lues tout haut qui ne sont qu’une même histoire que chacun se raconte. Elle a laissé l’odeur de l’infini Sont-ce des travaux de broderie de ornementations

Rencontre avec un chat qui dort dans un atelier où est cet étourdissement tous les flux de ce qu’il faudra récrire

Maga lit l’image d’Epinal chevaux d’ange fil d’or missel kyrielle délire dormir la plage du rocher les pêcheurs de dorades

la peau se plisse dans le vacarme des blessures de l’âme

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Le sentiment d’étrangeté

Samedi 10 novembre 14h 10 Mettre des livres sur la table non mais On ne va pas s’en séparer Ils sont là dans notre bulle rien que pour nous Tout ça de livres j’ai apporté Ce silence recueillement du quant à soi un peu pesant tout ça reprendre ses marques orange rouge marron bruit de mobylette pas mon truc assise de travers ferait du bruit ma chaise promiscuité Choisir un extrait consignes d’écoute trois expressions trois phrases de telle façon et non d’une autre 9 mars incrustée des coquillages du temps exténuée extérieurement je ne ressens absolument rien Instants de vie le 11mars 1938 une tasse de thé une fleur Vienne Bucuresti Le rouge de pavots empreintes un oeil énorme petit cyclope page 545 La fascination de l’étang nouvelles je m’enveloppe de la paix Lundi 5octobre noter la mélancolie la folie qui sauve parcourir les versants Joanni tu as 20 ans tu devrais surfer sur les vagues subversion le pull rose saumon

16h 30 Eh bien quelle déambulation j’ai parlé trop dit-elle notation rapide Et l’appel de Maxime alors demain 17h Non je ne saurai pas te guider les yeux fermés Moi je ne veux pas que tu sois aveugle Ma voix te prête un regard les passants se moquent de nous Inattentive je suis car la ville me fait peur

Toi tu me feras marcher trop vite sous me pieds les matériaux il faudra nous laisser faire En fait je ne voulais pas te guider Peur de quelque chose dominé Je voudrais me distraire m’amuser alors ce n’est donc pas un jeu Un guide sûr de lui un itinéraire à choix multiples Elle ne sait où elle va mais y va nos rôles inversés elle me guide sans savoir Moi je sais trop et ne peux la guider c’est cette histoire d e cigarette qui a tout faussé aller dan le bureau de tabac dans u temps chronométré le temps a passé plus vite que je ne pensais litanies de bribes de poèmes on est revenues en retard

Des hypothèses la foule Un regard le questionnement Le sentiment d’étrangeté d’ailleurs L’air doux et chaud fantasque et apaisant

Echo comment ça se passe dans l’écriture quel procédé glissement de l’extérieur à l’intérieur du matériau de la réalité à l’œuvre

Du détail Qu’est-ce qui s’est passé avant que tu ouvres les yeux ?

mercredi, novembre 14 2007

Une chambre à soi

But, you may say, we asked you to speak about women and fiction—what, has that got to do with a room of one’s own? I will try to explain. When you asked me to speak about women and fiction I sat down on the banks of a river and began to wonder what the words meant. They might mean simply a few remarks about Fanny Burney; a few more about Jane Austen; a tribute to the Brontës and a sketch of Haworth Parsonage under snow; some witticisms if possible about Miss Mitford; a respectful allusion to George Eliot; a reference to Mrs Gaskell and one would have done. But at second sight the words seemed not so simple. The title women and fiction might mean, and you may have meant it to mean, women and what they are like, or it might mean women and the fiction that they write; or it might mean women and the fiction that is written about them, or it might mean that somehow all three are inextricably mixed together and you want me to consider them in that light. But when I began to consider the subject in this last way, which seemed the most interesting, I soon saw that it had one fatal drawback. I should never be able to come to a conclusion. I should never be able to fulfil what is, I understand, the first duty of a lecturer to hand you after an hour’s discourse a nugget of pure truth to wrap up between the pages of your notebooks and keep on the mantelpiece for ever. All I could do was to offer you an opinion upon one minor point—a woman must have money and a room of her own if she is to write fiction; and that, as you will see, leaves the great problem of the true nature of woman and the true nature of fiction unsolved. I have shirked the duty of coming to a conclusion upon these two questions—women and fiction remain, so far as I am concerned, unsolved problems. But in order to make some amends I am going to do what I can to show you how I arrived at this opinion about the room and the money. I am going to develop in your presence as fully and freely as I can the train of thought which led me to think this. Perhaps if I lay bare the ideas, the prejudices, that lie behind this statement you will find that they have some bearing upon women and some upon fiction. At any rate, when a subject is highly controversial—and any question about sex is that—one cannot hope to tell the truth. One can only show how one came to hold whatever opinion one does hold. One can only give one’s audience the chance of drawing their own conclusions as they observe the limitations, the prejudices, the idiosyncrasies of the speaker. Fiction here is likely to contain more truth than fact. Therefore I propose, making use of all the liberties and licences of a novelist, to tell you the story of the two days that preceded my coming here—how, bowed down by the weight of the subject which you have laid upon my shoulders, I pondered it, and made it work in and out of my daily life. I need not say that what I am about to describe has no existence; Oxbridge is an invention; so is Fernham; ‘I’ is only a convenient term for somebody who has no real being. Lies will flow from my lips, but there may perhaps be some truth mixed up with them; it is for you to seek out this truth and to decide whether any part of it is worth keeping. If not, you will of course throw the whole of it into the waste–paper basket and forget all about it.

lundi, novembre 12 2007

Texte à déplier

Une belle charolaise blonde toute de travers mal orientée dans les replis du paysage

Un bruit de chaise ou de réveil sur le parquet teinté de rouge Empire celui qu’on utilisait à la Roche sur Yon au moment où justement on importait les charolaises de l’Allier Production de viande et de chair à canons

Les miettes de brioche comme un pain béni forment un cercle sacré autour de l’ardoise les étourneaux qu’on n’a pas chassé viendront picorer dans les cerisiers en fleurs

Sur le quai de la gare se pressent ainsi les associations d’idées qui véhiculent des trains de métaphores des ornements cocardiers que la mort demain va faucher

Comme les prairies de belles charolaises blondes qu’on va labourer On laisse en friche les regards furtifs on enveloppe de papier de soie les fils verts des écharpes qui bien tôt sentiront la naphtaline

Des souvenirs exhumés se pressent comme ces lampes multicolores qu’on ressort au 14 juillet entre les platanes histoire de fédérer la nation histoire que les médias gomment sous les presses de l’actualité

Les cendres ont fertilisé les prairies nacrées de gelée blanche aujourd’hui Petit clin d’œil de l’été de la Saint Martin une moitié de capote pour le manteau de la mère l’autre moitié pour celui du fils ils ne grelotteront plus dans les courants d’air de la porte et les fumées de la cheminée

L’officier a bien voulu croire que c’est au front que le manteau est resté accroché C’est à cette patère du souvenir qu’il pend Comme un oriflamme de dignité Les fanfares jouent faux comme les clavecins numériques sont piètrement reconstitués des noblesses de l’art

Sur le chemin de ciment gris sur lesquels les pas ne font pas de bruit les dames qui lavent les langes des blessés des enfants avortés des accouchements sanglants

La lampe qu’on laissée allumée résonne comme un pas de danse quia duré plus que de raison

Ici on abandonne les couvertures les fins des histoires les récits détramés

Un tisserand maladroit vend sur la place Napoléon les déclassés

On se loge provisoirement à l’hôtel près du garage Renault tant pis pour les nausées de la pompe à essence.

Une psyché cassée dans la vitrine de l’antiquaire dissimulée par un cadre qui exhibe deux médailles de gloire

Ce matin là l’histoire est en suspension

Une douzaine de phrases ne vont pas monter en neige Un précipité se forme bleu blanc rouge

Des moutons pas des canons

Une vache blonde charolaise remorquée par une charrette lavée de frais

Le rouet d’une fileuse prépare les draps rêches où l’enfant est conçu

Il sera là sur le quai de la gare mails ils ne le savent pas tous deux

Le printemps ne sera pas sanglant que de cette naissance

Dans la boue les ornières de la charrette ancrent le passage de cet homme si joyeux immobilisé par sa blessure dans un fauteuil d’osier

Le coin du feu le chat le siège de paille les tâches demeurent

__ Bientôt la suite__

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